Facebook est-il sur le déclin ?

Depuis la mise en bourse du réseau social Facebook, les rumeurs vont bon train sur la toile, mais aussi chez les spécialistes en la matière concernant un potentiel déclin du géant créé de toute pièce par Mark Zuckerberg. Des termes tels que « crash » et « abandon » reviennent souvent à propos de Facebook, mais quelle est la réalité des faits ?

Blake Ross au centre de la rumeur

Tout a débuté il y a quelques semaines lorsque Blake Ross a évoqué dans sa lettre de démission la liste des raisons qui le pousse à quitter Facebook. Parmi celles-ci, il y en a une qui a attiré l’œil des journalistes : Demandant à son fils si le réseau social Facebook était toujours au top, ce dernier lui a alors répondu que non, laissant planer comme un doute sur l’existence à moyen terme de Facebook.

Dans le même temps, plusieurs entreprises menaient des tests marketing afin de lancer de nouvelles applications, lors de ceux-ci, de nombreux jeunes de moins de 26 ans ont évoqué le fait que Facebook n’était plus au centre de leur vie sociale numérique. Au-delà de ces récits, il est vrai que la multiplication des plateformes de communication a entrainé une diminution du temps disponible pour Facebook. Par exemple, Pheed, WhatsApp ou encore Vine disposent d’un succès grandissant.

Facebook, “too big to fail”?

Clairement, face à tous ces nouveaux services, Facebook pourrait vaciller. Concrètement, certaines études montrent que l’apparition des publicités sur Facebook a entrainé un désamour des membres, toutefois, comment un tel service pourrait vivre sans un modèle économique ? Notons que les services novateurs cités plus haut n’en ont aucun pour l’instant. A court terme, cela fonctionne, mais pas à long terme comme est en train de la prouver Facebook. Depuis le début de l’année, le réseau social aurait perdu 4 % de son audience au Royaume-Uni, tout comme en France ou en Allemagne par exemple.

Toutefois, notons que ces informations n’ont pas été confirmées. Selon les chiffres « officiels », il y aurait 1,1 milliard d’utilisateurs actifs mensuels et un peu plus de 650 millions actifs de façon quotidienne. En France, la moyenne est de 4 heures par utilisateur, soit 20 % du temps passé sur internet, Facebook est donc bel et bien un colosse du web.

La publicité, clé de voûte de Facebook

Au niveau économique, les voyants sont au vert, car le chiffre d’affaires du premier trimestre a été de 1,46 milliard de dollars, soit une progression de 38 % versus 2012. 85 % de ces revenus sont relatifs à la publicité. Le modèle économique semble donc être le bon.

Autre point clé, la sensation de fatigue de la part des utilisateurs. Rarement évoquée, il s’agit de l’engagement des fans à commenter et à partager les contenus des marques. La masse d’informations reçue par l’utilisateur et ce besoin d’exister peut avoir tendance à « fatiguer » des membres qui ne peuvent suivre un tel flux. Facebook innove et rachète à tour de bras pour continuer de faire le buzz. Bref, Facebook n’est pas mort.

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